Le
Lying
On présente souvent Le Lying, comme une sorte de psychanalyse
revisitée à la manière orientale.
La méthode s’est fait connaître notamment par les
témoignage de Bernard Pernel, Médecin, Psychiatre, ayant
effectué sa psychanalyse auprès de Lacan, ainsi que
par la mouvance d’Arnaud Desjardin fondateur d’un premier
« ashram » en Auvergne.
Swami Prajnanpad, est le fondateur du Lying. Arnaud et Denise Desjardin,
mais aussi Frédéric Leboyer ont séjourné
auprès de lui et ont reçu un enseignement centré
sur la connaissance de soi et la maîtrise des émotions.
Les sessions étaient appelées des « sittings »
car les participants étaient assis. Quand un participant sentait
une émotion, le maître lui demandait de s’allonger,
(lying). Le but de la technique est de s’allonger pour mieux
se détendre, repirer et accueillir les sensations. Ensuite,
il s’agit de se laisser aller à la libre association,
mais à la différence de celle pratiquée en Psychanalyse,
celle-ci affecte, outre idées et pensées, sensations,
fantasmes, souvenirs, images mentales, etc…En fait, tous ce
qui se présente à l’esprit, sous quelque forme
que ce soit peut servir de base à un travail consistant à
identifier, donner un sens, accepter. Le but suivant est de tisser
un lien entre ces éléments afin de retourner dans son
passé et de le revivre
Si quelqu’un a vécu un épisode difficile ou douloureux,
il va le revivre et sera incité à ne faire qu’un
avec ce souvenir , c’est « embrasser le monstre »
selon les termes utilisés en Lying, de façon à
le changer un peu à la manière dont les fées
changent les crapauds en princes, toujours pour reprendre les métaphores
imagées du Lying. En fait, il ne s’agit pas vraiment
de transformer l’épisode, mais d’accéder
à un niveau de conscience différent qui permette d’en
tirer profit pour gérer plus sereinement des expériences
similaires.
La notion de « non-faire »
Dans le Lying, le thérapeute ou le guide s’inscrit dans
un « non-faire », qui implique pourtant une présence
active. Les nuances sont ici délicates à comprendre.
La personne qui subit la séance, elle aussi, pratique le «
non-faire » en ce qu’elle laisse venir à sa conscience,
les souvenirs et les affects quels qu’ils soient, et sa présence
est « active » comme dans la méditation.
Le Dr Pernel indique aussi que, pour certains, ce qui apparaît
au cours d’une séance de Lying peut être compris
comme des réminiscences de vies antérieures. Mais, bien
entendu, rien ne le prouve. Lorsque qu'au cours d'un lying on revit
une situation qui n'appartient pas à sa propre vie, on peut
se poser quelques questions auxquelles nous laisserons le lecteur
la tâche de trouver des réponses !
Une voie spirituelle ?
La plupart des gens affirment qu’ils ont vécu au cours
des séances de lying une extraordinaire et troublante impression
de réalité, et, généralement, ils commencent
par refuser la véracité de leurs impressions, mais s'ils
réfléchissent, ils perçoivent leur expérience,
dans une dimension spirituelle sans qu’il soit possible de le
prouver. Il est vrai également que ce type d’expérience
arrive aussi au cours de séances d’hypnose…L’interprétation
varie considérablement d’une personne à l’autre,
certains y voient une voie spirituelle, d’autres une des facettes
de leur imagination, etc…
Le lying utilise aussi la métaphore du « nettoyage »,
la séance aurait un but purificateur permettant, une fois le
ménage effectué, d’être mieux dans sa peau,
comme libéré de ses soucis. Dans le même esprit,
on utilise aussi la métaphore de la vague..
Enfin, le lying prétend que nous nous croyons isolés,
séparés et que cela se manifeste par des problèmes
psychologiques, ou au moins des difficultés existentielles.
Le travail du lying consiste alors à faire prendre conscience
de tous les niveaux d’attachement afin de mieux s’en séparer
pour parvenir à se relier avec le « tout » ou les
autres noms qu’on saura donner à ce sentiment de transcendance.
Les
informations techniques, méthodes et coûts, peu ou pas
codifiées ne peuvent être données ici.
