Préférez-vous agir en fonction
de:
- Ce que vous avez déjà fait?
- Ce que vous êtes en train de faire?
- Ce que vous projetez de faire?
Les relations de cause à effet qui justifient vos choix sont-elles
construites à partir de ces sources:
- Je fais cela parce que je l'ai toujours fait
- Je fais cela parce que ma situation actuelle l'exige
- je fais cela en raison des conséquences à venir.
Bien entendu, selon les situations, nous appliquons de préférence
l'un ou l'autre de ces modèles. Cependant, nous avons tendance
à utiliser de façon répétitive les mêmes
liens de cause à effet quels que soient les contextes, il s'avère
que des difficultés surgissent du fait de l'inadaptation de la
référence au contexte et à l'objectif. Par exemple,
si nous privilégions le futur comme référence, il
nous sera difficile d'être gourmands et d'abuser de la bonne chère
car nous sommes alors méchamment tourmentés par les conséquences
de nos excès.
En revanche, il est fort difficile d'apprendre à limiter ses excès
alimentaires lorsqu'on tire sa motivation du présent, en effet,
ce qui compte le plus c'est alors une satisfaction immédiate du
désir, alors que, pour suivre un régime ou garder une habitude
de modération cela implique de maintenir présente et puissante
une référence future et une relation de cause à effet
située du présent vers le futur:
- si je me prive un peu aujourd'hui, je serais (resterais) mince demain.
Tous les élements qui composent notre univers subjectif sont
soumis à notre perception du temps; rappelons que cette notion
de temps est abstraite, la division du temps en passé, présent
et futur est une création mentale, culturelle qui varie sensiblement
selon les contextes culture
|
Edward T.Hall, anthropologue américain,
montre dans ses ouvrages que le temps est un phénomène culturel
que nous avons fabriqué, appris et pourtant, nous nous conduisons
envers lui comme si nous en étions victimes. Tandis que certains
peuples vivent dans un présent continuel, tels les indiens Hopi
cités par l'auteur , les cultures occidentales s'orientent dans
un continuum passé, présent, futur et c'est dans ce cadre
que nous situons notre étude de la perception subjective du temps
et des comportements qui en résultent.
Pour Edward T.Hall, il existerait 9 catégories de temps:
1- le temps biologique qui concerne la croissance des êtres,
l'évolution, le développement de ce qui peuple notre environnement.
2- le temps physique qui décrit les phénomènes
cycliques comme les saisons, le jour et la nuit, etc ...
3- le temps personnel ou perception subjective du temps qui parait
court ou long selon différents critères. C'est cette catégorie
qui nous intéresse et que la P.N.L tente de clarifier en y délimitant
le territoire des références, des relations de cause à
effet, de la manière de laisser évoluer ou de geler les
comportements par rapport au temps.
4- le temps métaphysique ou le temps qui appartient à
une autre catégorie de perception et dans lequel s'inscrivent
les impressions de "déjà vu", de "revivification",
etc... Les phénomènes dits parapsychologiques s'inscrivent
dans cette catégorie.
5- le micro-temps: c'est à dire les caractères
temporels spécifiques d'un groupe culturel.
6- le temps synchrone dans lequel l'auteur définit deux
sortes de comportements polychrone et monochrone selon leur adaptation
aux règles abstraites du temps; un individu qualifié de
polychrone peut faire plusieurs choses à la fois et sait qu'il
a terminé sa tâche grâce à une référence
intérieure alors que le monochrone s'adapte au temps défini
des horloges et termine quelque chose parce que c'est l'heure.
7- le temps sacré ou la religion détermine le rythme
du temps, par exemple, dans certaines cultures le temps s'arrête
pendant les cérémonies religieuses.
8- le temps profane, ou celui que nous utilisons le plus souvent
qui est un calcul technique du temps (heures, minutes, mois, etc...),
c'est ce type de temps qui est considéré comme quelque
chose qui peut être possédé : on a le temps de .
. .
9- le méta-temps enfin rassemble tout ce que l'on peut
imaginer comme théories, discussions et abstractions à
propos du temps: ces neuf catégories en sont un exemple.
Dans le développement personnel, nous cherchons à atteindre
un équilibre dans la perception subjective du temps. Les décalages
entraînent en effet un certain malaise, et selon les contextes,
il est utile de sadapter.
Pour entretenir la motivation vers un but, il est essentiel dêtre
conscient à la fois du chemin parcouru et de ce qui reste à
franchir. Si on se concentre seulement sur le chemin qui reste à
effectuer, les choses semblent encore plus difficiles. Si on considère
aussi ce quon a déjà fait dans le projet, un meilleur
équilibre est atteint.
Pour mettre à profit ses erreurs, il faut rester conscient du passé.
Si on ne tient compte que du présent et du futur, on augmente ses
chances datteindre des objectifs non désirés.
Pour entrer dans des conduites de tempérance, il est indispensable
de tenir compte du futur et daller vers des bénéfices
à venir. Le présent est en effet souvent inconfortable,
empreint de frustrations et de malaise. Pour accepter ce présent
désagréable, la perspective des bénéfices
à venir, peut être renforcée par celle à éviter:
les conséquences désatreuses de la transgression.
retrouvez et complétez ces éléments
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