FRITZ PERLS, LE "PERE" DE LA GESTALT
Enfin reconnu… à 75 ans !
«Je n'ai rien inventé, disait Perls, je n'ai fait que redécouvrir
ce qui existait depuis toujours». En effet, la "révolution"
gestaltiste consiste, en fin de compte à ouvrir les yeux sur des
phénomènes quotidiens, dont les retombées pratiques
avaient été négligées :
Nous savions tous déjà que "chacun voit midi à
son clocher", mais nous poursuivions une vaine quête d'objectivité,
soi-disant "scientifique"…
Nous savions aussi que "le cœur a ses raisons que la raison
ignore", mais nous persistions à faire comme si c'était
notre tête qui commandait…
Nous savions bien que c'est l'habit qui fait le moine, mais nous trouvions
plus honorable de supposer l'inverse, et de négliger la "forme"
apparente…
Nous savions aussi que le "comment" importe autant que le "quoi",
que "tout est dans la manière" et Brassens nous l'avait
rappelé : "de la façon dont elle le donne, son pain
ressemble à du gâteau"… mais nous restions fascinés
par "le fond des choses"…
Nous savions, de même, qu'on n'est pas définitivement prisonnier
de son passé, et que le bègue Démosthène réussit
à devenir un grand orateur…Nous savions tout cela par expérience,
mais les méthodes thérapeutiques n'en avaient pas tiré
toutes les conséquences.
Comme beaucoup de génies, Fritz Perls était franchement
marginal et le manifestait en toute occasion, en privé comme en
public. Il ne se pliait guère aux conventions et politesses sociales
et exprimait toujours directement (voire brutalement) ce qu'il ressentait.
Il se fit ainsi progressivement rejeter par beaucoup de collègues.
Il ne se présentait jamais comme un grand sage ni un prophète,
et il affectait volontiers d'être inculte et ignorant (malgré
un doctorat de médecine et de philosophie). Par ailleurs, l'Amérique
conformiste des années 50 n'était pas prête à
accueillir son message de libéralisme provocateur. Ainsi, à
72 ans, il n'était toujours qu'un vieillard en semi-retraite, fatigué
et méconnu.
Et voici qu'à 75 ans, à l'occasion de la "Révolution
de 68", il est enfin "découvert" par un journaliste
du magazine Life, et même photographié en couverture. C'est
la gloire ! "Voici un homme qui vit dans l'authenticité absolue
et incarne ce qu'il professe ! ". Le public accourt, friand d'un
retour à l'humanisme, après l'invasion de la technologie
froide
Chaque week-end, Perls fait des démonstrations et des causeries
sur un nouveau style de vie, libre et "incarné" ; sur
un contact direct, rapide et profond. En quelques minutes, il identifie
le problème existentiel central de chacun et propose des pistes
de solution, et les plus éminents psychologues de la Côte
Est des Etats-Unis font 5 000 km pour participer au "spectacle".
La Gestalt-thérapie sort de l'ombre et la communauté identifie
alors Perls comme le "père" de cette méthode nouvelle
- qui allait peu à peu conquérir les continents : de l'Amérique
à l'Australie, du Japon à la Russie… et ce n'est pas
fini !
Un itinéraire mouvementé
Biographie de Fritz Perls, le fondateur (1893-1970)
Friedrich Salomon Perls (qui adopta plus tard le surnom de Fritz) est
né en 1893, dans le ghetto juif de Berlin. Il vit dans un climat
familial agité où se heurte violemment à son père.
Son père était négociant en vins et profitait de
ses fréquents déplacements pour multiplier ses aventures.
Il méprisait son fils et le traitait de "tas de merde"…
et ce dernier le haïssait à son tour ; il ne se déplaça
même pas pour ses funérailles ! Tout au long de sa vie,
Fritz s'est rebellé contre toutes les images paternelles (dont
Freud) et milita dans des mouvements anarchistes.
Sa mère était une juive pratiquante, passionnée
de théâtre et d'opéra (comme Fritz le restera toute
sa vie). Elle se disputait très souvent avec son mari, et les
échanges de coups n'étaient pas rares.Il gardera toute
sa vie une attitude rebelle vis à vis de l’autorité.
Renvoyé de l’école à 13 ans, il est placé
comme apprenti, mais, peu après s'inscrit de lui-même dans
une école libérale où il reprend ses études,
tout en se passionnant pour le théâtre expressionniste,
dans une troupe d'inspiration « gauchiste ». Plus tard,
à New York, il fréquentera le Living Theater. La Gestalt
lui permettra de développer son goût pour le jeu théâtral,
ainsi que pour l'implication profonde des acteurs… et pour l'autonomie
anarchiste !
La première guerre mondiale interrompt ses études, envoyé
au front, il est blessé, gazé, mais reprend ses études,
et obtient son diplôme de médecin à 27 ans. Il se
spécialise en neuropsychiatrie et commence alors une longue série
de psychanalyses.
A
33 ans, il entame sa première psychanalyse, avec Karen Horney
- qui continuera à le soutenir tout au long de sa vie et l'accueillera,
vingt ans plus tard, à New York.
Parallèlement, il trouve un poste de médecin-assistant
chez Kurt Goldstein. Ce dernier poursuit des recherches sur les troubles
de la perception chez les blessés du cerveau, à partir
des travaux de la Gestalt-Psychologie. C'est là qu'il rencontrera
sa future femme Laura, qui deviendra à son tour psychanalyste
et participera activement à l'élaboration de leur nouvelle
méthode.
Fritz Perls entreprendra ensuite trois autres psychanalyses, avant de
s'installer lui-même comme psychanalyste.
Son troisième analyste, Eugen Harnik,
est particulièrement "rigoureux" : il respecte une
neutralité distante permanente, évitant même de
serrer la main de ses patients et ne prononçant pas plus d'une
phrase par semaine. Pour prendre congé, sans dévoiler
le ton de sa voix, il gratte le sol de son pied ! Perls poursuit cependant
son analyse avec lui, très scrupuleusement, chaque jour, pendant
dix-huit mois. Comme cela se pratiquait chez les psychanalystes orthodoxes,
Harnik interdisait à ses patients toute prise de décision
importante durant toute la durée de la cure, afin que cette décision
ne soit pas influencée par les aléas du traitement. Aussi,
lorsque Fritz décide de se marier, il est amené à
interrompre son analyse et "échange avec joie le divan psychanalytique
contre le lit conjugal". Il est alors âgé de 36 an,
et Laura en a 12 de moins.
Wilhem
Reich qui n’allait pas tarder à entrer en dissidence avec
Freud, prend en charge la quatrième psychanalyse de Perls, ce
sera tout sauf classique ! Reich pratiquait - au contraire de Harnik
- une technique active, n'hésitant pas à toucher le corps
de ses patients pour les aider à prendre conscience de leurs
tensions. Il aborde très directement la sexualité (considérant
l'orgasme comme un facteur équilibrant central) ainsi que l'agressivité,
et il milite politiquement pour un marxisme très libéral
- qui le fait, d'ailleurs, exclure du parti communiste. Il sera bientôt
exclu aussi de la Société Psychanalytique internationale
pour ses pratiques trop "engagées". Mais Perls conservera
beaucoup d'estime pour lui et développera par la suite, dans
sa Gestalt, plusieurs principes reichiens.
En 1934, à 41 ans, Perls fuit l'Allemagne nazie et s'installe
en Afrique du Sud, où il fonde l'Institut sud-africain de Psychanalyse.
Il exerce de façon très orthodoxe : 5 séances par
semaine, de 50 minutes chacune, sans aucun contact avec les clients.
Il dira plus tard qu'il était devenu "un cadavre calculateur,
comme la plupart des psychanalystes de l'époque". Sa clientèle
est rapidement très importante, il devient un notable, riche
et connu: il habite une luxueuse résidence, avec tennis, piscine
privée et… piste de patinage sur glace ! Il pilote son
avion et mène avec son épouse, une vie bourgeoise, très
mondaine.
Mais cela ne dure pas, en effet, au Congrès de Prague, il publie
une communication dans laquelle il soutient que l’instinct de
faim est aussi important sinon plus que l’instinct sexuel ! Freud,
offensé, ne daigne même pas le saluer, Reich qui avait
été son analyste pendant deux ans fait semblant de ne
pas le reconnaître ! Perls se retrouve seul. Il en profite pour
rédiger son premier livre « le moi, la faim et l’agressivité
», publié en 1942 et dans lequel apparaissent les prémisses
de ce qui allait devenir la Gestalt-Thérapie.La rupture
Deux ans plus tard, ce sera la grande rupture : Perls se rend au Congrès
international de psychanalyse, à Prague, et y présente
une communication sur les résistances orales. Il y soutient que
l'instinct de faim est aussi central que l'instinct sexuel et que l'agressivité
est un comportement positif de survie, apparaissant dès les premières
dents. L'accueil de ses collègues est glacial. Freud lui adresse
tout juste quelques mots et Reich le reconnaît à peine
- alors qu'il l'avait reçu en analyse tous les jours, pendant
deux ans ! Perls est profondément offensé et il conservera
toute sa vie une animosité envers ses anciens maîtres.
De retour en Afrique du Sud, Perls rédige son premier livre Le
Moi, la Faim et l'Agressivité, qui sera publié en 1942.
La première édition est sous-titrée Une révision
de la théorie de Freud… mais ce dernier, comme on sait,
supportait mal les critiques ! On y voit se dessiner déjà
ce qui, après 9 ans de gestation, deviendra la Gestalt-thérapie
: l'importance du moment présent, la place du corps, le contact
direct, la valorisation des sentiments, l'approche globale, le développement
de la responsabilité du patient, etc.
L'Amérique
Après la Deuxième Guerre mondiale, en 1946, Perls décide
de tout quitter : sa famille, sa situation confortable, sa clientèle
fortunée, et il part à l'aventure, pour une nouvelle vie
aux Etats-Unis. Il a 53 ans déjà. A New York, il se constitue
une nouvelle clientèle, toujours comme psychanalyste - bien que
"déviant" ; mais il utilise encore le divan traditionnel,
sans mobilisation corporelle effective, et travaille essentiellement
sur un mode verbal. Il aura donc exercé en tout pendant 23 ans
comme psychanalyste, avant d'inaugurer officiellement sa nouvelle méthode,
en 1951, à l'âge de 58 ans.
A New York, il reprend, comme lors de ses jeunes années, une
vie de Bohème, parmi les "intellectuels de gauche"
: écrivains et hommes de théâtre de la "nouvelle
vague". Il fréquente le Living Theater, qui prône
l'expression immédiate du ressenti, ici-et-maintenant, à
travers le contact direct et spontané avec le public, l'improvisation
et non l'apprentissage traditionnel de rôles par répétitions.Sa
femme l'a rejoint à New York, et tous les mercredis soirs, se
réunit chez eux le Groupe des Sept, comprenant les deux Perls,
Paul Goodman (un écrivain polémiste qui mettra en forme
les manuscrits de Perls), Isadore From (un philosophe phénoménologue
qui fera connaître la Théorie du self ), Paul Weisz (qui
initie Perls au Zen), etc.Naissance officielle de la Gestalt-thérapie
C'est donc en 1951 que parait le livre princeps, baptisé Gestalt
Therapy, rédigé pour l'essentiel par Paul Goodman à
partir de notes manuscrites remises par Perls. Ce livre est écrit
dans un langage obscur et ne remporte que peu de succès : quelques
centaines d'exemplaires à peine sont vendus.
Il faudra attendre vingt ans encore, pour qu'Isadore From le fasse connaître,
au moment où la Gestalt-thérapie venait de faire enfin
sa "percée".A partir de 1952, Perls, sa femme, Goodman
et Isadore From commencent à enseigner la nouvelle méthode
dans deux modestes instituts, à New York et à Cleveland,
près de Chicago. Le succès demeure limité, les
étudiants sont encore peu nombreux et Perls entreprend des tournées
d'information pour tenter de faire connaître son approche dans
toute l'Amérique : du Canada (au Nord), à la Californie
(à l'Ouest), sans oublier la Floride (au Sud).
Un amour tardif
Nous voici en 1956 : Perls est découragé et fatigué
de "prêcher dans le désert". Il s'éloigne
de sa femme Laura. Il est cardiaque (il fume trois paquets de cigarettes
par jour). Il a 63 ans, considère sa vie comme "achevée
dans l'indifférence générale et l'incompréhension"
et décide de prendre sa retraite à Miami, au soleil de
Floride. Il loue un petit appartement - où la lumière
pénètre à peine. Il vit seul, sombre et retiré.
Il reçoit quelques clients en thérapie, mais il n'a aucun
ami. Il n'a plus aucune activité sexuelle, par crainte d'une
crise cardiaque…
Et voici le miracle ! Marty, une jeune femme de 32 ans tombe amoureuse
de lui. L'amour réveille l'énergie défaillante
de l'homme vieilli, et s'ouvrent alors deux années de passion
et de bonheur tardif… jusqu'à ce que Marty le quitte pour
un amant plus jeune !
Fritz reprend alors une vie d'errance, faisant des conférences
et démonstrations de ville en ville. A l'âge de 70 ans,
il entreprend ensuite un tour du monde de dix-huit mois et séjourne
notamment dans un petit village de jeunes artistes "beatniks"
en Israël. Il est fasciné par leur mode de vie libertaire
et confiant, et se remet lui-même à la peinture. Puis,
il se rend au Japon et s'installe pour quelques mois dans un monastère
zen… mais sans y rencontrer le satori, l'illumination espérée.
Il rentre fort déçu.
La Californie
En avril 64, Perls s'établit à Esalen, au sud de San Francisco,
dans une propriété devenue célèbre, et baptisée
depuis "La Mecque de la psychologie humaniste". Deux jeunes
Américains, passionnés de psychologie et d'orientalisme,
venaient d'y monter un Centre de Développement du Potentiel humain
et faisaient venir d'éminents conférenciers pour animer
séminaires et stages.
Fritz y organise quelques sessions de Gestalt et multiplie les démonstrations.
Mais son heure n'était pas encore venue : la plupart de ses stages
n'attiraient que 4 ou 5 participants !
Et voici le grand mouvement planétaire de 1968, amorcé
par le "ras-le-bol" des étudiants californiens, lassés
de l'american way of life. A quoi bon amasser des richesses, si l'on
n'est pas heureux ? La poursuite éperdue de l'avoir, et de l'avoir
plus, fait place à une quête de l'être, et de l'être
mieux : on recherche la qualité de vie. On abandonne costumes
et cravates pour le jean délavé, on délaisse les
grosses usines pour la Cottage industry (télétravail à
domicile, en petite équipe, favorisé bientôt par
la micro-informatique et la télécommunication). C'est
le règne du Small is beautiful et du Paradise now, tandis que
fleurissent à Paris les affiches sur les murs : "Défense
de ne pas afficher" ; "L'imagination au pouvoir" ; "Il
est interdit d'interdire" ; "La poésie est dans la
rue", …
Le magazine Life présente les idées de Perls, sa recherche
d'une vie authentique, dans le contact direct d'homme à homme,
sans artifice. Ses séminaires "explosent" brusquement
: plus de 300 personnes viennent l'écouter chaque jour et se
disputent pour "travailler" avec lui quelques minutes. Il
inaugure de nouvelles techniques spectaculaires de dialogue public avec
soi-même : le "client" monte sur scène, s'assoit
sur le "hot seat" (littéralement : "siège
brûlant", mais en argot, cette expression désigne
aussi la chaise électrique du condamné à mort !
), face à une chaise vide et interpelle ses proches - ou plutôt
l'image intérieure qu'il se fait d'eux :
- Maman, pourquoi es-tu morte si tôt ? Tu m'as abandonné
alors que j'avais encore besoin de toi ; je t'en veux terriblement…
Perls observe le ton de la voix, la posture, la direction du regard,
le processus de l'échange imaginaire, beaucoup plus que le contenu
du discours. Se parlant à lui-même, ou interagissant avec
Perls, le client prend conscience de pans entiers de sa personnalité
qui étaient restés dans l'ombre, camouflés sous
des introjections (ce qu'on m'a appris à penser et qui n'est
pas toujours conforme à mon sentiment profond. Par exemple :
"Je ne peux en vouloir à un pauvre malade" ou : "un
homme ne doit pas pleurer", etc.) ou encore ravalés, "rétrofléchis".
Ses séminaires sont enregistrés en vidéo et l'un
d'entre eux est publié en 1969, sous le titre Gestalt Therapy
verbatim (traduit en français sous le titre : "Rêves
et existence en Gestalt-thérapie" … mais épuisé
! ). Cela contribue à la notoriété de la nouvelle
méthode. De nombreux spécialistes connus se déplacent
de partout pour voir le génial Perls à l'œuvre. Ils
expérimentent des sessions de travail avec lui et s'inspirent
ensuite de ses idées : Gregory Bateson (fondateur de l'Ecole
de Palo Alto), Alexandre Lowen (fondateur de l'analyse bio-énergétique),
Eric Berne (créateur de l'analyse transactionnelle, ou AT), John
Lilly (inventeur du "caisson d'isolation sensorielle"), Stanislav
Grof (expérimentateur du LSD, créateur de la "respiration
holotropique" et fondateur de la psychothérapie transpersonnelle),
John Grinder et Richard Bandler (fondateurs de la Program-mation Neuro-Linguistique,
ou PNL), etc.
Gestalt-Kibboutz
Perls décide alors de fonder une communauté, un "kibboutz"
- où l'on puisse "vivre la Gestalt 24 heures sur 24".
Après être passé de la Gestalt individuelle à
la Gestalt en groupe, il passe de la Gestalt en groupe à la Gestalt
dans la vie quotidienne. Il achète un vieux motel de pécheurs
sur l'île de Vancouver, au bord de la côte ouest du Canada
et s'y installe avec quelques fidèles disciples. Tout le monde
partage son temps entre psychothérapie, formation et travail
collectif. Perls se dit "enfin heureux et comblé".
Mais son bonheur est de courte durée : l'hiver suivant, au retour
d'un dernier voyage en Europe, il meurt en mars 1970, d'une crise cardiaque,
terminant ainsi un long parcours, totalement atypique.Que retenir de
cette biographie inhabituelle ?
Quelques thèmes de réflexion, parmi d'autres :
• un génie est rarement "adapté" à
son environnement : "on ne s'affirme qu'en s'opposant" (Wallon).
• certains génies se révèlent très
tôt (Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes
égyptiens, entrait à l'Académie des Sciences à
17 ans) ; d'autres, très tard : Perls n'a été "reconnu"
qu'à 75 ans !
• La Gestalt a longtemps germé dans l'esprit d'un médecin
juif allemand, psychanalyste depuis 23 ans : elle n'est donc pas "américaine"…
ni ignorante de la psychanalyse !
• une nouvelle théorie ne peut se répandre que lorsque
l'environnement est prêt à l'accueillir.
pour une biographie plus détaillée, se
reporter à l'ouvrage de référence :
GINGER S. & A. La Gestalt, une thérapie du contact. (déjà
cité).
|